La rue de la mairie prise d’assaut par une formidable armada

               

Ancien combattants, porte drapeaux                        Demi-section du régiment de cavalerie d’Olivet

Défilant sur la place de Bouville

 

Arnaud Théron donna lecture de trois lettres émanant de Robert Sweatt seul survivant du crash, de Robby son fils et de Marcy sa fille.

 

TÉMOIGNAGE DE MARCY

Extrait de la lettre de Marcy qui relate le souvenir de son papa lorsqu’il a touché la terre de France ce janvier 1944.

« Lentement et sans parler, un Français faisant partie d’in petit groupe d’agriculteurs s’est approché. L’aviateur savait sa vie, sa liberté, dépendant de ces hommes. Sans un mot, le Français a craché dans son mouchoir et a commencé à lui nettoyer le visage ensanglanté. Rapidement, il lui fut donné des vêtements civils (en hiver pur se prémunir du froid, les agriculteurs portaient souvent deux vestes et deux pantalons).

A l’écoute des soldats Allemands criant leurs ordres, les fermiers ont commencé à rassembler des morceaux de l’avion. L’aviateur et un autre Français, ont soulevé un morceau d’aile et sont allés vers le tas brulant comme commandé par les soldats. Arrivés dans une petite vallée et hors de vue des Allemands, un jeune Français a attrapé la partie d’aile que tenait l’aviateur, pour permettre à celui-ci d’aller se cacher dans un bosquet tout proche. L’aviateur s’est recouvert de feuilles mortes, puis a patiemment écouté, attendu, dans le froid, l’humidité, la solitude.

 

LA TRAGEDIE

Bouville, canton de Bonneval a vécu une tragédie ce jour du 7 janvier 1944 vers 13 heures où un B-24 D liberator, de retour d'une mission de bombardement sur Ludwigshafen en Allemagne, fût abattu par un chasseur de la luftwaffe avec 11 hommes à bord. Uns seul membre d'équipage survivra, le sergent mitrailleur Robert Sweatt. Il fût sauvé grâce aux habitants et au courage des réseaux de résistants locaux. Depuis quelques années nous avons le grand plaisir de recevoir cet homme qui, à vingt deux ans, a risqué sa vie pour redonner) notre pays sa liberté et sa dignité et qui de surcroit a eu la douleur de perdre tous ses frères d'arme dans ce dramatique crash

 

.

 

 

 

Stèle apposée sur le mur de l’église à la mémoire des aviateurs Américains.

 

HONNEUR AUX HÉROS

Vers dix heures les autorités civiles et militaires, les anciens combattants porte-drapeaux, une demi section du régiment de cavalerie d’Olivet dans une tenue impeccable et ho surprise !, une section de GI en tenue d’époque avec, les garants (célèbre fusil), les ray ban, ainsi que les ordres en anglais rendaient les honneurs aux vaillants soldats de toutes les guerres dont les noms figurent sur le fronton du monument Bouvillois, à côté, la stèle de nos alliés de toujours, des 10 aviateurs américains morts pour la France. S’en suivit une fantastique et bouleversante Marseillaise interprétée à la trompette par un virtuose en la personne de Nicolas Durand ainsi que l’hymne américain qui ne laissèrent pas insensibles les nombreuses personnes venues assister à cette belle cérémonie. Le Maire, Denis Lecoin, nouvellement élu et pour qui c’était la première sortie en public, déposa une gerbe au monument et devant les plus hautes personnalités de la région fit un discours de circonstance, apprécié de tous.

 

 

L’épuisement a bientôt vaincu l’aviateur. La notion du temps, de l’heure, lui a échappé. Avec brinquebalante, sur un chemin de terre, la charrette avançait vers un petit village, sous le regard des sentinelles Allemandes armées.

Bien chers amis Français, au nom de mes frères, sœur et du mien, nous vous disons merci. Un grand merci. Mais nous la tombée de la nuit, des oiseaux ont commencé à venir se nicher dans le petit bosquet. Il y avait comme en sentiment de quelque chose d’étrange. Les oiseaux poussaient des cris rauques d’un arbre à un autre. Il se demandait si les oiseaux ne finiraient pas par attirer l’attention des Allemandes, et il a regardé les fermiers Français au travail dans les champs. Puis il a observé les mouvements lents, délibérés d’n Français. Il avait du foin dans sa charrette et tout en se déplaçant, se rapprochait du bosquet. L’aviateur a reconnu l’homme. Incapable du moindre mouvement tant il avait perdu du sang, mais à la vue de son seul espoir de délivrance, l’aviateur s’est forcé à rouler sur lui-même pour aller vers cet homme. Rapidement le fermier l’a aidé à monter dans la charrette. Il s’est assis et, logé entre deux Français, ne bougea plus. La charrette a commencé à rouler par à coups. C’est ainsi que ne remercierons jamais assez d’avoir sauvé celui qui est les plus cher à nos yeux : papa. »

On reconnaît de gauche à droite : Danielle Bordes, Dominique Bouquin, Bernard Mercuzot, Denis Lecoin, Joël Billard, Michel Boisard, Dominique Imbault, Patrick Charpentier et Jacques Fouqué entourés des autorités militaires.

 

REMERCIEMENTS

Midi. Les soldats avaient formé les faisceaux, le temps était venu de partager le pot de l’amitié. Tout le monde était ravi de la qualité de cette commémoration et saluait à souhait les acteurs et passionnés de cette période qui l’espace de quelques heures nous ont ramenés soixante cinq ans en arrière et chacun de remercier tous ceux sans lesquels cette magnifique cérémonie et ce devoir de mémoire n’auraient pas pu avoir lieu.

Merci au nom des familles de ses chers disparus au champ d’honneur.

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Commémoration 30 août 2009
VIBRANT HOMMAGE A NOS LIBÉRATEURS.

Le 30 août dernier Bouville recevait une partie des véhicules militaires et des hommes venus commémorer le soixante cinquième anniversaire de la libération de Bonneval (15 août 1944).

BONNEVAL A L’HEURE DE LA LIBÉRATION

A cette occasion le Sénateur Maire de Bonneval Joël Billard aidé de Danielle Bordes, son adjointe chargée de la culture, avaient invité le « Ghost treaders muséum », une association qui restaure et fait revivre des véhicules militaire datant de la seconde guerre mondiale. La veille et les jours précédents nous étions nombreux à Bonneval pour visiter l’exposition sur la libération de la cité, suivre les festivités et les défilés, souvent très émouvants, car ils nous ont fait revivre, ou découvrir pour les plus jeunes, des moments cruciaux de notre histoire.

TERRIBLE EMBUSCADE A MARBOUÉ

Ce dimanche deux colonnes se forment, l’une se dirigeait vers Marboué pour honorer la mémoire des onze G I’s et des quatre résistants composant une section de reconnaissance appartenant à la 7ème armée US du Général Georges Patton et qui fût victime d’une terrible embuscade occasionnée par deux redoutables canons de 88 de la flak ennemie installée de part et d’autre de la nationale 10 à Marboué. (flak défense anti-aérienne allemande)

COMMÉMORATION A BOUVILLE

L'autre colonne rejoignait en début de matinée notre paisible village, troublé par le vacarme d'un sherman M4 A1 armé d'un canon de 75 d'époque, en parfait état de marche avec son équipage et qui prenait position sur la place de l'église, tandis qu'une vingtaine d'autre véhicules, jeep willys, GMC version cargo et dépannage, dodge dans plusieurs versions, hal-track M3 A1, auto mitrailleuse Ford M8, (ce fût le premier véhicule militaire à entrer dans Bonneval), ward la France (magnifique camion de dépannage de 10 tonnes 6 de roues motrices, très rare dans la version qui nous a été présentée) tous plus beaux les uns que les autres, s'installaient sur la place et dans la rue de la mairie. De mémoire de Bouvillois nous n'avions jamais vu cela. Les témoins oculaires de l'époque ne se souviennent que d'une simple jeep armée d'une mitrailleuse cette fin d'après midi du 15 août 1944 venant par la route de Luplanté, et dont les occupants (de grands gaillards) demandaient dans un français très approximatif s'il y avait des boches dans le secteur.                        

 

                                         La rue de la mairie prise d’assaut par une formidable armada

               

Ancien combattants, porte drapeaux                        Demi-section du régiment de cavalerie d’Olivet

Défilant sur la place de Bouville

 

Arnaud Théron donna lecture de trois lettres émanant de Robert Sweatt seul survivant du crash, de Robby son fils et de Marcy sa fille.

 

TÉMOIGNAGE DE MARCY

Extrait de la lettre de Marcy qui relate le souvenir de son papa lorsqu’il a touché la terre de France ce janvier 1944.

« Lentement et sans parler, un Français faisant partie d’in petit groupe d’agriculteurs s’est approché. L’aviateur savait sa vie, sa liberté, dépendant de ces hommes. Sans un mot, le Français a craché dans son mouchoir et a commencé à lui nettoyer le visage ensanglanté. Rapidement, il lui fut donné des vêtements civils (en hiver pur se prémunir du froid, les agriculteurs portaient souvent deux vestes et deux pantalons).

A l’écoute des soldats Allemands criant leurs ordres, les fermiers ont commencé à rassembler des morceaux de l’avion. L’aviateur et un autre Français, ont soulevé un morceau d’aile et sont allés vers le tas brulant comme commandé par les soldats. Arrivés dans une petite vallée et hors de vue des Allemands, un jeune Français a attrapé la partie d’aile que tenait l’aviateur, pour permettre à celui-ci d’aller se cacher dans un bosquet tout proche. L’aviateur s’est recouvert de feuilles mortes, puis a patiemment écouté, attendu, dans le froid, l’humidité, la solitude.

 

LA TRAGEDIE

Bouville, canton de Bonneval a vécu une tragédie ce jour du 7 janvier 1944 vers 13 heures où un B-24 D liberator, de retour d'une mission de bombardement sur Ludwigshafen en Allemagne, fût abattu par un chasseur de la luftwaffe avec 11 hommes à bord. Uns seul membre d'équipage survivra, le sergent mitrailleur Robert Sweatt. Il fût sauvé grâce aux habitants et au courage des réseaux de résistants locaux. Depuis quelques années nous avons le grand plaisir de recevoir cet homme qui, à vingt deux ans, a risqué sa vie pour redonner) notre pays sa liberté et sa dignité et qui de surcroit a eu la douleur de perdre tous ses frères d'arme dans ce dramatique crash

 

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Stèle apposée sur le mur de l’église à la mémoire des aviateurs Américains.

 

HONNEUR AUX HÉROS

Vers dix heures les autorités civiles et militaires, les anciens combattants porte-drapeaux, une demi section du régiment de cavalerie d’Olivet dans une tenue impeccable et ho surprise !, une section de GI en tenue d’époque avec, les garants (célèbre fusil), les ray ban, ainsi que les ordres en anglais rendaient les honneurs aux vaillants soldats de toutes les guerres dont les noms figurent sur le fronton du monument Bouvillois, à côté, la stèle de nos alliés de toujours, des 10 aviateurs américains morts pour la France. S’en suivit une fantastique et bouleversante Marseillaise interprétée à la trompette par un virtuose en la personne de Nicolas Durand ainsi que l’hymne américain qui ne laissèrent pas insensibles les nombreuses personnes venues assister à cette belle cérémonie. Le Maire, Denis Lecoin, nouvellement élu et pour qui c’était la première sortie en public, déposa une gerbe au monument et devant les plus hautes personnalités de la région fit un discours de circonstance, apprécié de tous.

 

 

L’épuisement a bientôt vaincu l’aviateur. La notion du temps, de l’heure, lui a échappé. Avec brinquebalante, sur un chemin de terre, la charrette avançait vers un petit village, sous le regard des sentinelles Allemandes armées.

Bien chers amis Français, au nom de mes frères, sœur et du mien, nous vous disons merci. Un grand merci. Mais nous la tombée de la nuit, des oiseaux ont commencé à venir se nicher dans le petit bosquet. Il y avait comme en sentiment de quelque chose d’étrange. Les oiseaux poussaient des cris rauques d’un arbre à un autre. Il se demandait si les oiseaux ne finiraient pas par attirer l’attention des Allemandes, et il a regardé les fermiers Français au travail dans les champs. Puis il a observé les mouvements lents, délibérés d’n Français. Il avait du foin dans sa charrette et tout en se déplaçant, se rapprochait du bosquet. L’aviateur a reconnu l’homme. Incapable du moindre mouvement tant il avait perdu du sang, mais à la vue de son seul espoir de délivrance, l’aviateur s’est forcé à rouler sur lui-même pour aller vers cet homme. Rapidement le fermier l’a aidé à monter dans la charrette. Il s’est assis et, logé entre deux Français, ne bougea plus. La charrette a commencé à rouler par à coups. C’est ainsi que ne remercierons jamais assez d’avoir sauvé celui qui est les plus cher à nos yeux : papa. »

On reconnaît de gauche à droite : Danielle Bordes, Dominique Bouquin, Bernard Mercuzot, Denis Lecoin, Joël Billard, Michel Boisard, Dominique Imbault, Patrick Charpentier et Jacques Fouqué entourés des autorités militaires.

 

REMERCIEMENTS

Midi. Les soldats avaient formé les faisceaux, le temps était venu de partager le pot de l’amitié. Tout le monde était ravi de la qualité de cette commémoration et saluait à souhait les acteurs et passionnés de cette période qui l’espace de quelques heures nous ont ramenés soixante cinq ans en arrière et chacun de remercier tous ceux sans lesquels cette magnifique cérémonie et ce devoir de mémoire n’auraient pas pu avoir lieu.

Merci au nom des familles de ses chers disparus au champ d’honneur.